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Tous les oiseaux sont ici – Cynthia Girard

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Description

Tous les oiseaux sont ici

(Livre de l’exposition)
Kunstlerhaus Bethanien, Berlin, May 2009.

I am a snake
a bird
a legless wanderer in colorful scales
undulating my way through
like a drunken paintbrush

La peinture de CYNTHIA GIRARD évite consciemment des notions telles que le professionnalisme et la virtuosité académique. Ses images et ses installations sont des récits sur la peinture elle-même, dans lesquels elle se préoccupe des questions de représentation et de surmonter le conflit entre l’abstraction et la figuration, entre les représentations purement formelles et narratives. En s’appropriant des éléments de Minimal, Hard-Edge, Op-Art ou Neo-Expressionism dans ses œuvres et en les mélangeant avec des influences de l’art populaire, de l’art appliqué, de l’illustration de livres pour enfants et de l’Outsider-Art, Girard interroge les hiérarchies coutumières de l’art contemporain. Ses peintures et sculptures fonctionnent souvent comme des composantes d’une scène, qui intègre les spectateurs et étend la composition picturale dans une expérience spatiale.

Tous les oiseaux sont ici, par exemple, ressemble à une pièce de théâtre imaginaire. La peinture gigantesque d’un mur de prison stylisé divise l’espace en deux zones. Dans la zone en noir et blanc du premier plan, un masque surdimensionné et apparemment archaïque en carton noir et des portraits des modèles littéraires de Girard Elfriede Jelinek et Emily Dickinson adoptent la fonction de “ gardiens ” ou d’aides, ramenant le spectateur dans l’image et faisant il lui est plus facile d’accéder. Dans l’œuvre de Girard, la porte métaphorique de l’interprétation d’une œuvre prend une forme réelle. On peut ainsi entrer dans la seconde partie de l’exposition par une entrée laissée dans l’image de la prison – en passant dans une cellule dominée par les couleurs.

Outre des sculptures en forme d’oeuf aux couleurs vives faites de papier mâché et un costume de serpent de papier mis au rebut, on trouve ici une gouache de petit format, dans laquelle les oiseaux peuplent des structures architectoniques abstraites – bien qu’il ne soit pas clair s’il s’agit d’habitants ou de prisonniers.

Dans Tous les oiseaux sont ici, Girard véhicule différentes significations dialectiques à travers le motif de la prison: c’est une métaphore des délimitations restrictives de l’espace pictural, d’un lieu de retraite volontairement choisi pour vivre des visions, de la position d’un étranger social, ou elle est emblématique de la perception conventionnelle, dont le but est de s’échapper.