à

Date

17 Mar 2017 - 04 Juin 2017

FACET – Les masques agissent comme une toile, sur laquelle une identité est projetée. Le travail peut être considéré à la fois comme un autoportrait de l’artiste, mais aussi comme celui de la société numérique que nous habitons tous et qui est implicite dans la création.

L’Internet vise un public de téléspectateurs dominé par les hommes, un dans lequel tous les téléspectateurs, indépendamment de l’identité, devient insérés dans. En tant que consommateurs numériques, nous sommes inondés de façades qui médiatisent notre réalité – à la fois de nos identités physiques, mais de notre identité numérique. Nous jouons un rôle intégral et finalement nous sommes consommés.

La société habite l’Internet par le biais de profils dans une tentative de définir soi-même et de se connecter avec les autres. Cependant, comme l’espacement de ces masques pourrait suggérer: il y a une distance inhérente et divisée dans la communication moderne et des outils de connectivité. Nous sommes laissés dans un état intermédiaire; ni seul ni connecté; ni ici ni là; ni présent ni absent; ni physique ni numérique

Cette combinaison de l’organique et du polygone surdimensionné questionne la représentation numérique de soi, l’envergure de l’attention moderne, et les qualités narcissiques et voyeuristes de la culture actuelle.

« Je crois que nous serons toujours fascinés de voir notre semblable sur un écran, tel que sur le grand écran d’un événement sportif, ou encore à la télévision ou sur YouTube. C’est une sorte de miroir filtré par la technologie qui nous donne une forme brute de téléprésence. Le projet peut aussi servir de critique d’une culture qui est sous constante surveillance et utilisée comme moyen d’identification et de sécurité. Toutes ces préoccupations auxquelles je pense sont des sujets brulants d’actualité dans notre culture visiocentrique. Mais par-dessus tout, c’est un projet le fun! », nous dit Nicolas de Cosson.

Nicolas de Cosson, artiste basé à Windsor, détient un baccalauréat (Université de Lethbridge, Alberta) et une maîtrise (Université de Windsor, Ontario) en arts visuels. Il travaille également comme assistant de recherche et est membre de Noiseborder Ensemble qui crée et présente des projets multimédias combinant l’électroacoustique, la vidéo et la réalité virtuelle. Il a également reçu une bourse du DIAC, un collectif d’art interactif de Détroit (États-Unis) pour développer en collaboration avec les membres un art interactif qui utilise le contrôle des gestes et le cerveau de l’ordinateur.17 MARS – 4 JUIN 2017